Bonjour à tous,
après quelques jours de lecture de ce topic, je pense avoir compris pas mal de trucs concernant les micros grâce à vos interventions. Cependant, je suis en train de dessiner un humbucker et je me pose une question sur la conception et les matériaux utilisés.
Je souhaite utiliser des aimants Néodyme et j'ai commandé quelques références (anneaux Ø6 - Ø 16 ép. 6mm, cylindre Ø5 L 10 mm et pavé, le plus gros) pour me rendre compte de la force d'attraction de cette techno. C'est impressionnant de puissance ! J'en ai d'ailleurs cassé deux ou trois en les laissant entrer en contact involontairement...
Du coup, j'ai commandé d'autres références ( Ø5 mm ép. 1 mm et Ø5 mm ép. 2 mm ) en espérant me rapprocher de la puissance des aimants utilisés en micros de guitare.
Il me faudra donc "allonger" l'action de l'aimant et pour ce faire, je pensais utiliser des cylindres d'acier usinés dans de l'étiré de GSB.
L'idée est de construire un micro test élaboré de cette façon:
- une base en plastique sur laquelle 12 emplacements seront lamés pour y loger les aimants
- deux entretoises en plastique pour surélever les bobines et permettre le réglage du micro dans son contour standard
- deux flasques en plastique (avec une lamelle d'amarante incrustée pour le style) sur le dessus
- 12 plots en acier étirés disposés en face des lamages de la base qui ne seront pas en contact avec les aimants mais bien en face à 0.5 ~ 1 mm de distance
L'idée est de pouvoir tester plusieurs combinaisons d'aimants sans refaire un micro à chaque fois.
Je pourrai changer les aimants simplement en les retirant et en les remplaçants sous le micro ( 3 combinaisons possibles avec mes futurs disques Ø5 mm ).
Voici mes questions :
- Avez-vous déjà vu ce genre de montage ?
- Pensez-vous que l'acier étiré de GSB soit adapté ? J'ai un peu peur de la rémanence mais je ne sais pas où trouver des plots en fer doux... Même si je n'arrive pas à comprendre l'intérêt d'un hystérésis faible ( le temps de réponse du micro ? )
- Pensez-vous que le fait de placer les aimants en face des plots mais pas en contact avec ces derniers suffise à conduire le magnétisme des aimants ? Quelle distance ne faudrait-il pas dépasser ?
Je sais que mes questions sont complexes, mais je suis sûr que certains d'entre-vous ont une suggestion ou un début de réponse.
Après c'est sûr que je peux essayer pour voir, mais j'aime bien préparer les choses et ne pas me lancer dans un truc non étudié. Je supporte mal l'échec :mrgreen:
Une chose est sûre, après les essais je ferai un petit CR histoire d'apporter ma pierre à l'édifice
Merci d'avance pour votre aide !
Edith :
Avec un croquis, c'est mieux pour la compréhension :
Edit 2 :
En suivant de multiples liens j'ai peut être trouvé une réponse à deux de mes questions.
- l’utilisation d'acier étiré de GSB (A37, ST37, E24, S235) : +5% de rémanence vs. Fer doux (
citation : "
... La valeur théorique de la force d'adhérence est relative à un support en fer blanc. Pour un support en acier de construction ST37 la valeur est amputée d'env. 5% ...".
Source : ICI )
- pour la distance entre l'aimant et le plot en acier, à 0.5 mm la force d'adhérence est environ divisée par 3 pour la forme d'aimant que je vise. (
Source : ICI )
Voici ma réflexion.
L'aimant en Néodyme est env. 10 fois plus puissant que l'AlNiCo donc:
- un plot de micro en AlNiCo mesure à la grosse louche Ø5 x 15 mm ==> Ø5 x 1.5 mm en Néodyme devrait convenir
- ma distance de 0.5mm entre le plot et l'aimant m'impose de multiplier le nombre d'aimant par trois ==> Ø5 x 5 mm
Bon c'est empirique mais je me sens déjà mieux...
J'espère que ce monologue pourra servir à d'autres
